
La Hagelandse 101 est une randonnée exigeante de 101 km à travers les paysages vallonnés du Hageland. Vous disposez de 24 h pour franchir la ligne d’arrivée, ce qui implique de marcher toute la nuit. Vous pouvez également opter pour un itinéraire plus court, ou légèrement plus long :
Pourquoi ce « +1 » ? Lorsqu’ils ont eu l’idée de cette randonnée, les organisateurs avaient un âge cumulé de 101 ans.
« C’est vers le 81e kilomètre que j’ai vraiment pris conscience que pour la première fois, j’allais y arriver. »
Travaille comme Project Manager Operations chez A.S.Adventure
« Pour repousser mes limites physiques et accomplir un véritable exploit sportif : c’est quelque chose que je n’avais encore jamais fait, mais j’avais très envie de relever ce défi. La course à pied, c’est absolument pas mon truc, alors des challenges comme un semi-marathon ou le Baloise Antwerp 10 Miles ne m’intéressaient pas du tout. En revanche, j’adore marcher. Une randonnée exigeante s’est donc avérée le compromis idéal pour dépasser mes limites, tant physiques que mentales. »
« Comme je préfère de loin la marche au vélo, j’effectuais toujours tous mes petits déplacements quotidiens à pied. Ces trajets peuvent sembler courts, mais c’est la meilleure manière d’accumuler des kilomètres sans s’en rendre compte. Le week-end, je planifiais des sorties plus longues de 30, puis finalement de 50 km. Cette dernière distance est d’ailleurs considérée comme l’épreuve ultime par les randonneurs chevronnés. Comme cette sortie s’est très bien passée et que j’ai récupéré rapidement, j’ai abordé le Jour J en toute confiance. De plus, j’ai commencé le spinning et le Pilates en janvier. Ces entraînements courts, mais intenses, m’ont énormément aidée à renforcer les muscles de mes jambes et de ma sangle abdominale, ce qui m’a permis de me sentir beaucoup plus en forme dans les passages raides. »
« Honnêtement, malgré toute ma préparation et tous les conseils avisés, je l’ai quand même sous-estimé. On entame la première partie avec enthousiasme, mais la nuit nous rattrape rapidement. On essaie de garder un rythme soutenu, mais l’obscurité oblige à rester constamment sur le qui-vive. Une lampe frontale n’est pas un luxe superflu pour repérer les racines d’arbres, le gravier instable et les pentes raides. Dès l’aube, alors que l’on avait déjà 50 km dans les jambes, la fatigue physique s’est inexorablement installée. C’est à ce moment-là qu’il faut s’accrocher à de petites sources de motivation : une assiette de bacon et d’œufs au petit déjeuner, un quartier d’orange, un bon podcast, ou les encouragements des amis et de la famille sur le bord du parcours. »
« Le passage du point de ravitaillement au 81e kilomètre. Le tournant décisif de mon aventure. Je m’étais promis une chose avant le départ : si j’arrivais jusque-là, je parcourrais les 26 km restants à la force du mental, s’il le fallait. À ma grande surprise, je me sentais encore étonnamment bien à ce stade sur le plan physique. Avec un peu de gel Flexium et un analgésique, la douleur était supportable. Je marchais même encore à un rythme remarquable. C’est à ce moment précis que j’ai réellement pris conscience que j’allais y arriver. »
« Ah ça, oui ! Il arrive un moment où le corps commence vraiment à saturer. Avec l’extrême fatigue, il devient difficile de raisonner de manière lucide : suis-je en train de puiser dans mes réserves pour surmonter la douleur ? Ou suis-je en train de surmener mon organisme de façon durable ? Dans ces moments éprouvants, j’ai pu compter sur le soutien inestimable de mes proches. Ils ont été d’une aide précieuse, courant à la pharmacie pour me trouver du matériel de secours et m’attendant au point d’étape suivant pour me conseiller. Et bien sûr, tous ces gentils messages reçus par téléphone m’ont fait un bien fou. »
Pour augmenter progressivement votre nombre de kilomètres, rien de tel qu’un programme d’entraînement réaliste. Wandelsport Vlaanderen propose des entraînements qui vous permettront, en fonction de votre condition physique, de passer de 0 à 50 ou 100 km en 100 ou 200 jours. Si vous êtes déjà en excellente condition physique, vous pouvez par exemple le suivre, ce qui vous permettra de passer de 0 à 50 km en 100 jours.
« Le meilleur moment a été le lever du soleil sur le mont Houwaart, un instant magique. »
Travaille comme responsable des départements randonnée, chaussures, activewear et cyclisme chez A.S.Adventure Winghe-Saint-Georges
© Jelle
« Pour moi, la Hagelandse 101 était l’occasion rêvée de franchir un cap symbolique : parcourir 100 km d’une seule traite. C’est une étape incontournable pour tout marcheur. Ce qui est encore mieux, c’est que l’aventure s’est déroulée dans ma propre région. Le Hageland a tout pour plaire : des paysages vallonnés et verdoyants et des sentiers paisibles sur lesquels on peut vraiment profiter. La combinaison entre effort physique et beauté naturelle rend cette randonnée unique. Le fait que l’on puisse littéralement vivre ce type d’expérience presque au bout de son jardin est très spécial. »
« Ma préparation avait commencé en avril, avec le marathon European Running Championships (de Bruxelles à Louvain). Cette course m’a donné une base solide et m’a prouvé que j’étais en pleine forme. À partir de là, j’ai progressivement intensifié mon entraînement. En moyenne, je courais environ 90 km par semaine, voire même 110 km lors des semaines les plus intenses. Cela semble beaucoup, mais c’est vraiment nécessaire pour permettre au corps de s’habituer à cet effort de longue durée. De mai à août, j’ai parcouru près de 1 500 km à pied. Cela représente beaucoup d’heures sur la route, mais cela m’a apporté la confiance dont j’avais besoin. Car lorsque vous traversez une telle période d’entraînement sans blessure, vous savez que votre corps est prêt à relever le défi. »
« À ma grande surprise, le parcours s’est déroulé de manière extrêmement fluide. Dès le début, j’ai surtout éprouvé du plaisir, et cela a continué tout au long du parcours. Je dois une grande partie de cette expérience aux personnes avec lesquelles j’ai entamé la randonnée : on a partagé les mêmes kilomètres, le même fardeau ainsi que les mêmes petits moments de bonheur en chemin. À cela s’ajoute l’équipe qui nous a bien soutenus. Une randonnée comme celle-ci est difficile, c’est certain, mais la solidarité et le soutien entre les participants vous donnent l’impression que tout est un peu plus facile. »
« Il y a deux moments qui m’ont marqué. Le premier est le départ sous l’arche, avec les centaines d’autres participants. Il y a une espèce de magie dans l’air quand tout le monde démarre simultanément avec le même objectif : parcourir une distance de 106 (101+5) km. Cela crée un lien et donne une énergie incroyable. Le deuxième moment a été le lever du soleil au sommet du mont Houwaart. On voit le brouillard se lever peu à peu, on sent les premiers rayons du soleil et on peut admirer le paysage environnant enveloppé d’une lueur dorée. Après autant de kilomètres dans la nuit, cette vision est une vraie bénédiction. De la magie à l’état pur ! »
« Il y en a toujours sur une telle distance. Pour moi, la partie la plus difficile s’est située approximativement au kilomètre 50. J’avais les jambes lourdes, probablement aussi parce que la Dodentocht s’était terminée récemment. Mais à un moment donné, la douleur stagne, le corps s’y habitue, et il s’agit alors surtout de tenir bon mentalement. Le soutien des autres coureurs et marcheurs joue ici un rôle essentiel. On se serre les coudes. »
« Parfois, je me disais : mais qu’est-ce que je fais ? Mais même dans ces moments-là, j’arrivais encore à rire. »
Collaboratrice de vente chez A.S.Adventure Turnhout
© Clickshot Aarschot vzw
« J’aime énormément la nature, vivre simplement et retourner aux sources. Cela me permet de booster ma santé physique et mentale. Ma soif d’aventure fait face à un obstacle : je souffre de polyarthrite rhumatoïde et de fibromyalgie. Ce que j’aimerais pouvoir faire se heurte donc souvent à ce que je peux en réalité faire. Cela ne m’empêche pas de mettre mon corps au défi, mais de manière adaptée : c’est pourquoi j’ai choisi de marcher la Hagelandse en optant pour les 55 km plutôt que les 101. »
« Pendant les vacances d’été, j’avais fait un trek près de Chimay et j’avais participé à une aventure en packraft au Luxembourg. Ces expériences de randonnée ont certainement porté leurs fruits. De plus, je promène mon chien tous les jours et, avant la Hagelandse, j’ai fait quelques sorties d’environ 20 km. Enfin, en une journée de travail au magasin, je fais en moyenne 12 000 pas. »
« Mieux que je ne l’espérais ! J’ai commencé les 55 km le matin avec un collègue. J’ai apprécié de vivre cette expérience à deux. Notre rythme de marche était similaire, nous avons beaucoup ri en chemin et nous nous sommes encouragés mutuellement lors des moments un peu plus difficiles. »
« Nous sommes partis à 8 h du matin et nous avons franchi la ligne d’arrivée à 21 h. Nous avons bien pris notre temps. Nous avons trouvé les pauses aux postes d’avitaillement un peu trop agréables, ce qui nous a fait perdre beaucoup de temps. On peut boire un verre, s’asseoir un moment avec de la musique en fond sonore. À un moment donné, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait surtout des supporters assis à ces tables et que les participants ne s’attardaient pas. Nous nous sommes alors empressés de continuer notre chemin aussi (rires) ! »
« La Hagelandse 101 est très bien organisée : le parcours est clairement balisé et le ravitaillement en cours de route est optimal. L’ambiance était conviviale et le parcours magnifique. »
« J’ai beaucoup aimé le fait que l’itinéraire se déroule principalement sur des chemins de terre, à travers des prairies et des forêts. La région est vallonnée, ce qui nous a permis d’admirer régulièrement des vues magnifiques tout au long du chemin. Marcher sur des chemins sinueux me donne un sentiment de liberté et d’aventure : j’adore ! C’était aussi agréable de voir d’autres personnes marcher. Nous partagions tous le même objectif, ce qui a créé une véritable atmosphère de connexion. »
« Après environ 25-30 km, j’ai vraiment commencé à ressentir des douleurs. À plusieurs reprises, nous nous sommes demandé ce que nous faisions. Mais même à ces moments-là, nous parvenions encore à rire. Et je n’ai pratiquement pas eu d’ampoules, grâce à la laine anti-pression Wandewol que j’avais mise entre mes orteils. J’en suis très satisfaite ! »
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