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Football et observation des oiseaux, les deux passions de Louis Bostyn, footballeur professionnel

D’un côté, il y a Bostyn, gardien acharné du club de première division de Zulte Waregem qui s’emporte régulièrement dans sa cage. De l’autre, il y a Louis, l’ornithologue qui admire les merveilles de la nature pendant des heures, en silence. Louis Bostyn (28 ans), originaire d’Ingelmunster, réunit les deux extrêmes. « Le football et l’observation des oiseaux, c’est le mariage parfait entre animation et silence. »


Un hibou plutôt qu’une mouette

Nous sommes lundi matin, il fait gris. Louis attend sur le parking de la réserve naturelle De Gavers, à Harelbeke. Il porte un sac sur le dos (d’où il sortira bientôt un objectif volumineux), des jumelles autour du cou et un trépied à la main. Hier soir, il a remporté le dernier match de la saison avec le club de première division de Zulte Waregem. Il commence donc aujourd’hui ses vacances l’esprit tranquille. Et il promet que nous verrons bientôt un butor étoilé, un oiseau nicheur rare. Enfin… « Je ne peux bien sûr pas le commander », sourit Louis. « Mais nous avons certainement une chance de l’apercevoir ! Cette réserve naturelle est le meilleur endroit de Belgique pour l’admirer. »

« Avant, je n’hésitais pas à grimper dans ma voiture et à rouler quelques heures pour aller à la rencontre d’un oiseau spécial. »

Louis habite à quinze minutes de route de De Gavers. Il y vient régulièrement. La semaine dernière, il a encore pris de magnifiques photos d’un renard. Heureusement, parce que le butor ne s’est pas montré ce jour-là. « Avant d’avoir des enfants, j’allais observer les oiseaux plusieurs fois par semaine », explique Louis. « Mais depuis que Jules (3 ans) et Clémence (4 mois) sont nés, je dois davantage m’organiser. » Il fut un temps où Louis consultait chaque jour waarnemingen.be, un site Internet sur lequel les observateurs répertorient les oiseaux et l’endroit où ils les ont aperçus. « Avant, je n’hésitais pas à grimper dans ma voiture et à rouler quelques heures pour aller à la rencontre d’un oiseau spécial. Mais plus maintenant. Mes journées sont trop chargées et j’aime tout autant prendre une belle photo d’une espèce plus commune. Une mouette rosée est par exemple actuellement signalée à Nieuport. Hier, les photographes ont envahi la jetée. Avant, j’y serais allé directement. Mais aujourd’hui, cela ne m’intéresse plus beaucoup. »



Qui est Louis Bostyn ?

Âge

28 ans

 

Résidence

Ingelmunster

 

Famille

Marié et père de deux enfants

 

Hobby's

Observer les oiseaux, randonner et jouer au padel, au tennis… et au football bien sûr !

Selon Louis, les petits événements sont parfois les plus beaux. « Dans la réserve naturelle de Ploegsteert, j’ai récemment photographié par hasard un chardonneret. Il a atterri au sommet d’un chardon, juste dans ma ligne de mire. C’était fantastique ! » S’il devait citer une espèce ornithologique qu’il aimerait un jour photographier, ce serait un harfang des neiges, de préférence en Laponie. « J’apprécie tout particulièrement les hiboux. Il existe des agences de voyages qui organisent des excursions ornithologiques et vous garantissent que vous verrez certaines espèces. Pour moi, cela peut être un peu plus compliqué. J’accepte de souffrir quelques jours », sourit Louis.

Footballeur atypique

Louis a toujours joué au football. Depuis 2014, il est le gardien de Zulte Waregem. Louis est peut-être le seul footballeur professionnel du pays qui passe son temps libre à observer les oiseaux. « On peut dire que je suis atypique à cet égard. La majorité des footballeurs ne sont pas fans de nature. Je n’essaie pas non plus de les convaincre. Si la nature ne vous intéresse pas, vous n’aurez évidemment aucune envie de passer deux heures dans une cabane d’observation. »

 

« Mon quotidien de footballeur implique beaucoup de bruit et de stimulations. Il ne faut pas toujours exagérer. »

Louis a toujours été fasciné par « tout ce qui bouge au grand air ». C’est son cousin qui l’a initié à l’observation des oiseaux. « Il habitait à l’orée d’une réserve naturelle et s’y rendait régulièrement avec ses jumelles. Je l’accompagnais avec plaisir. » Dix ans plus tard, son cousin a désormais d’autres loisirs, mais l’ornithologie passionne toujours autant Louis. « Mon quotidien de footballeur implique beaucoup de bruit et de stimulations. Il ne faut pas toujours exagérer. J’essaie de trouver un bon équilibre entre l’agitation sur le terrain de football et le calme de la nature. »

 

Nous nous approchons de la cabane d’où nous pourrons peut-être observer dans un instant le seul et unique butor étoilé. Suspense ! Comme tout bon gardien, Louis va droit au but. Un ornithologue patiente déjà avec tout son équipement dans la cabane. Il nous annonce la bonne nouvelle en silence. Le butor étoilé est là, bien caché dans les roseaux. Seule sa queue est visible. Louis est ravi. « J’avais raison ! » Nous observons très attentivement, mais ne parvenons pas à distinguer l’oiseau. « Le butor présente presque les mêmes couleurs que les roseaux et est donc difficile à repérer. Je n’ai jamais dit que ce serait facile », ajoute Louis en riant.

 

Louis installe son appareil photo et commence à cliquer. « Je sélectionne uniquement les belles photos pour faire des albums de temps en temps. Mon fils adore les feuilleter. Il aime aussi utiliser des jumelles. Mais il est encore trop petit pour réellement repérer quelque chose. »

 

Comme son père, Jules a aussi une autre passion : le football ! « Je pense qu’il voudra aussi être gardien quand il sera plus grand », sourit Louis. « Il plonge pour intercepter tous les ballons que je lui lance. Je lui ai déjà acheté de petits gants. »

Sept heures d’attente vaine

Louis se jette sur son trépied. Le butoir étoilé a pêché un poisson. C’est le moment idéal pour prendre une photo. « Zut ! Il n’est pas net, je suis allé trop vite », regrette Louis. « Mais je suis heureux de l’avoir vu. Et je suis content pour vous aussi. Peu de gens peuvent affirmer que le premier oiseau qu’ils ont observé était un butor étoilé ! (rires.) Depuis qu’ils ont fauché les roselières, cela nous facilite un peu la tâche. Il s’approche désormais davantage de la cabane d’observation. Je patiente généralement 2 ou 3 heures en silence. Il m’arrive souvent de voir passer une belle espèce par hasard, un rapace ou un canard spécial par exemple. »

Conseils de Louis pour les ornithologues débutants

•    Investissez dans de bonnes jumelles et des bottes chaudes.

•    Faites quelques recherches ou achetez un livre sur les oiseaux les plus courants.

•    Suivez observations.be pour savoir où se trouvent quels oiseaux.

•    Sortez souvent. « Vous devez vous entraîner à observer pour que cela fonctionne. »

Les observateurs arrivent petit à petit dans la cabane. « Avant-hier, j’ai attendu 7 heures sans jamais voir le butor étoilé », explique un homme de Poperinge (40 minutes de route) qui est venu spécialement à Harelbeke pour admirer l’oiseau. « En toute fin de journée, alors que la nuit commençait à tomber, je l’ai finalement aperçu une fraction de seconde, il survolait l’étang. » Aujourd’hui, il a plus de chance. Son GSM est soigneusement fixé à ses jumelles pour ne pas manquer la moindre photo.

« À d’autres endroits, on m’aborde souvent au sujet du football. J’aime en discuter, mais pas toujours. Je viens ici pour le silence. »

Louis a fixé un téléobjectif à son reflex. « C’est un investissement de 2 000 euros », précise-t-il. « Mais quand je regarde le matériel d’autres observateurs, le mien est un jouet. Certains objectifs coûtent 6 000 euros ! Je ne mets pas autant. Il y a beaucoup de différences entre les ornithologues : les uns disposent d’objectifs hors de prix, alors que les autres se contentent de jumelles de quelques centaines d’euros. »

 

En général, ces amoureux de la nature ont un point commun : ils ne s’intéressent pas au football. Un soulagement pour Louis. « À d’autres endroits, on m’aborde souvent au sujet du football. J’aime en discuter, mais pas toujours. Je viens ici pour le silence. »

CD de chants d’oiseaux pour s’exercer

Le football est une activité professionnelle, l’observation des oiseaux un loisir. Si Louis devait choisir entre jouer au football tous les jours pendant un mois et observer les oiseaux au quotidien, il prendrait la seconde option. « Le football est mon gagne-pain. Ce n’est pas un simple jeu. En tant que joueur, vous avez une responsabilité envers les supporteurs. Certains ne vivent que pour le club. Quand les résultats sont mauvais, ce n’est pas agréable. Ici, je pratique simplement un hobby. Observer les oiseaux pendant un mois équivaudrait donc à profiter d’un mois de congé ! Je pense que beaucoup choisiraient cette option, même s’ils adorent leur travail. »

 

Les oiseaux qui survolent le terrain ne le distraient-ils jamais ? « Jamais pendant un match », affirme Louis. « Une fois sur le terrain, je me transforme en Bostyn l’acharné ! » Louis dégaine son GSM et nous montre quelques photos de lui en action sur le terrain de football. « Quand je suis dans ma cage, je ne suis pas la personne calme qui se tient actuellement devant vous », sourit-il. « L’observation des oiseaux est une activité parfaite pour occuper mon temps libre. Je pourrais y consacrer une journée entière. »

Voici, selon Louis, les plus belles zones naturelles pour observer les oiseaux :

•    De Gavers à Harelbeke

•    Uitkerkse Polder à Blankenberge

•    La réserve naturelle à Ploegsteert

•    De Verdronken Weide à Ypres

•    De Blankaart à Merkem

Un jour, Louis a assisté à un merveilleux moment sur le terrain. « C’était pendant l’échauffement au stade d’Eupen. Des grues sont soudainement apparues dans le ciel, elles volaient en formation en V. » Louis était impressionné et a attiré l’attention de l’entraîneur des gardiens. Il est tombé des nues. « Qu’est-ce que c’est ? », a-t-il demandé. Louis en rigole. « J’y suis maintenant habitué. Il y a quelques années, nous étions en stage à Marbella avec l’équipe. Nous étions sur la côte et j’ai remarqué la présence d’une multitude de fous de Bassan dans la région. Quand nous y sommes retournés l’année suivante, j’ai emporté mes jumelles et mon appareil photo. J’étais le seul à les observer. Cela n’intéressait personne. » (rires)

« Observer les oiseaux est une activité qui ne doit pas coûter cher. Il suffit de sortir pour voir de nombreuses belles espèces. »

« Là, un épervier », s’exclame quelqu’un dans la cabane. Au loin, on aperçoit une boule de plumes grise sur une branche. Tous les objectifs se tournent dans sa direction. « Comment font-ils pour voir cela ? », nous demandons-nous à voix haute. « Il faut s’exercer pour avoir l’œil », répond Louis. « Si vous patientez ici pendant des heures et que quelque chose bouge, vous le voyez ! Cela fonctionne même en voiture. Dès que quelque chose passe à toute vitesse, je le vois. Je pense que c’est le cas pour tous les ornithologues. »

 

Ce qu’il sait sur les oiseaux, Louis l’a appris sur le tas. « Je n’ai jamais suivi de cours par exemple, mais j’ai quelques livres à la maison. Et on peut bien sûr aussi faire de nombreuses recherches en ligne ou demander de l’aide à d’autres observateurs. Dans ma précédente voiture, j’avais un CD avec des chants d’oiseaux, pour pouvoir m’entraîner sur la route. Quand j’ai vendu la voiture, j’ai oublié de retirer le CD. Le nouveau propriétaire a dû bien rire ! « Qu’est-ce que ce type écoutait comme CD ? »

 

Un couple de randonneurs passe par là. « Regardez, ils ont simplement emporté des jumelles », dit Louis. « C’est possible aussi. Observer les oiseaux est une activité qui ne doit pas coûter cher. Il suffit de sortir pour voir de nombreuses belles espèces. Il y a tellement de choses à découvrir dont vous ne soupçonnez peut-être même pas encore l’existence. »

Encore plus d’inspiration

Vous aussi, vous aimeriez observer les oiseaux ? Voici quelques conseils pour bien vous préparer !


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