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Time to recycle : 5 aventuriers et leur équipement outdoor

Des vĂȘtements qui ont voyagĂ© jusqu’à l’autre bout du monde, des gourdes toutes bosselĂ©es en raison de petits accidents subis en chemin... Les aventuriers ne sont pas les seuls Ă  faire le rĂ©cit de leurs voyages ; les Ă©quipements qui les accompagnent racontent eux aussi leur propre histoire. A.S.Adventure proposera bientĂŽt une recycle box pour tout ce matĂ©riel usagĂ©. Vous pourrez y dĂ©poser vos vieux vĂȘtements d’extĂ©rieur et vos chaussures de randonnĂ©e afin qu’A.S.Adventure leur offre une nouvelle vie. Pour cĂ©lĂ©brer cette nouvelle initiative, cinq globe-trotters Ă©voquent un article de voyage qui leur a permis de vivre une aventure inoubliable.

Ine De Schutter et sa veste imperméable cassée au sommet du Kilimandjaro

Âge : 32

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Équipement : veste impermĂ©able

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État : portĂ©

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Nombre de km parcourus avec l’équipement : beaucoup. Des excursions d’une journĂ©e en Belgique aux voyages en Nouvelle-ZĂ©lande, au Chili et en NorvĂšge.

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Meilleur souvenir avec l’équipement : un voyage en Patagonie. Point fort du voyage : un trek de plusieurs jours Ă  Torres del Paine.

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Mauvais souvenir avec l’équipement : j’ai dĂ» longuement rĂ©flĂ©chir. Aucun en fait, sauf peut-ĂȘtre le moment oĂč la fermeture Ă©clair Ă©tait cassĂ©e.

Une veste impermĂ©able avec une fermeture Ă©clair cassĂ©e n’est pas des plus pratiques. Mais quand cela se produit prĂ©cisĂ©ment au moment oĂč vous atteignez - enfin - le sommet du Kilimandjaro, c’est vraiment rageant. C’est pourtant ce qui est arrivĂ© Ă  Ine De Schutter (32 ans), de Ranst, lors de vacances en Tanzanie. « L’ascension du Kilimandjaro dure six jours. Quatre jours d'ascension, deux jours de descente. Juste aprĂšs l'ascension, ma fermeture Ă©clair s’est cassĂ©e. » Il n’était donc pas possible de retourner rapidement Ă  la voiture prendre une veste de rechange. Il a donc fallu se dĂ©brouiller avec les moyens du bord. « GrĂące Ă  des Ă©pingles Ă  nourrice, nous sommes plus ou moins parvenus Ă  la maintenir fermĂ©e. Heureusement, le temps a Ă©tĂ© clĂ©ment durant le restant du voyage. »

Avant de dĂ©clarer forfait, cette veste impermĂ©able avait fidĂšlement accompagnĂ© Ine neuf ans  lors de tous ses voyages. Ces derniers l’ont emmenĂ©e aux quatre coins du monde. Australie, Nouvelle-ZĂ©lande, Chili, Patagonie, ThaĂŻlande, NorvĂšge... La liste des destinations de voyage d’Ine est longue. « Cette veste et moi avons parcouru ensemble la moitiĂ© de la planĂšte. Et je ne pense toujours pas que c’est suffisant », sourit-elle.

« Cette veste et moi avons parcouru ensemble la moitiĂ© de la planĂšte. Et je ne pense toujours pas que c’est suffisant. »


Ine a reçu cette veste en cadeau de sa mĂšre en 2010. « Je venais d’obtenir mon diplĂŽme en facility management et me prĂ©parais Ă  faire un voyage Ă  vĂ©lo dans le Limbourg durant l’étĂ© avec une amie. » Les prĂ©visions annonçant de la pluie, Ine a jetĂ© son dĂ©volu sur une solide veste impermĂ©able. « C’était une veste de The North Face. À l’époque, j’avais un job Ă©tudiant chez A.S.Adventure pendant les vacances et je connaissais donc un peu les collections de vĂȘtements. Je savais que c’était une bonne veste. Et j’ai d’ailleurs toujours Ă©tĂ© super contente de cet achat ! »

Ine a gardĂ© la veste en dĂ©pit de sa fermeture Ă©clair cassĂ©e. Elle a fait le voyage du retour depuis la Tanzanie et est maintenant accrochĂ©e chez elle, au portemanteau. « Je ne pense pas que je pourrai un jour m’en dĂ©faire », dit-elle. « Trop de souvenirs y sont liĂ©s. Ça m’arrive aussi avec d’autres vĂȘtements. Par exemple, j’ai achetĂ© des chaussures Converse All Star en Australie, dont je ne me dĂ©barrasserai jamais non plus. Je n’y arriverais vraiment pas - ces chaussures ont foulĂ© le sol australien. »

À l’occasion d’un voyage en Inde qu’elle a tout juste eu le temps de faire avant le premier confinement en 2020, Ine a achetĂ© une nouvelle veste impermĂ©able. Celle-ci Ă©tait moins chĂšre et ne lui a pas procurĂ© la mĂȘme sensation. « Je vais quand mĂȘme lui donner une nouvelle chance lors d’un week-end dans les Ardennes qui se profile Ă  l’horizon », dĂ©clare Ine. « Mais il est peut-ĂȘtre quand mĂȘme temps de rĂ©investir dans une veste solide. Si comme moi, vous aimez ĂȘtre beaucoup Ă  l’extĂ©rieur, un bon Ă©quipement est nĂ©cessaire. »

Koen Mutton et son pantalon dĂ©chirĂ© lors d’une collision avec une vache

Âge : 31 jaar

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Équipement : pantalon

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État : trĂšs bon, mais raccommodĂ©

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Nombre de km parcourus avec l’équipement : plus de 35 000 km (mais pas toujours Ă  pied)

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Meilleur souvenir avec l’équipement : une randonnĂ©e sensationnelle Ă  la frontiĂšre togolaise. Les orages faisaient rage, mais les panoramas incroyables.

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Mauvais souvenir avec l’équipement : quand mon pantalon a Ă©tĂ© dĂ©chirĂ© quelques semaines seulement aprĂšs l’avoir achetĂ©, suite Ă  une collision avec une vache

Alors qu’il Ă©tudiait encore la photographie, Koen Mutton (31 ans), de Schiplaken, rĂȘvait dĂ©jĂ  de faire quelque chose de spĂ©cial pour son projet de fin d’études. « Je n’avais pas envie de faire un stage chez un photographe ici en Belgique. Je voulais faire plus que tenir des lampes. » En 2016, il s’est donc rendu au Ghana pendant trois mois. « J’y travaillais sur un projet concernant l’eau. Mon intention Ă©tait d'illustrer comment les GhanĂ©ens accĂšdent Ă  l’eau. »

Lors d’un trajet en bus, Koen est passĂ© devant un endroit oĂč des gens lavaient du linge. Il souhaitait s’y rendre pour prendre des photos. « Je suis descendu Ă  l’arrĂȘt suivant et j’ai commencĂ© Ă  marcher en direction du pont. Soudain, un homme Ă  moto s’est arrĂȘtĂ© Ă  cĂŽtĂ© de moi. Il m’a demandĂ© si j’avais besoin d’un lift. Il faisait 40 degrĂ©s et je portais un sac Ă  dos trĂšs lourd. Je me suis dit que ça tombait bien. » Et Koen s’est installĂ© Ă  l’arriĂšre de la moto. « Nous avons roulĂ© sur des routes en terre battue pleines de nids de poule. À un moment donnĂ©, il y avait une vache au milieu de la route. Mon chauffeur continuait de rouler Ă  pleine vitesse. J’ai pensé : ‘Maintenant, il va ralentir’. » Mais il ne l’a pas fait. « Juste au moment oĂč on passait, cette vache a sautĂ© devant notre moto. Il Ă©tait impossible de l’éviter. Nous l’avons donc percutĂ©e de plein front. »

Les mains de Koen Ă©taient ensanglantĂ©es, sa hanche Ă©corchĂ©e. Mais surtout, son pantalon prĂ©fĂ©rĂ©, achetĂ© spĂ©cialement pour ce voyage, Ă©tait en lambeaux. « Il ne ressemblait plus Ă  rien. J’étais vraiment ennuyĂ© que mon pantalon soit plein de dĂ©chirures et de trous. Par contre, le fait d’ĂȘtre lĂ©gĂšrement blessĂ© me laissait complĂštement de marbre », sourit Koen.

« Il n’était plus possible d’éviter la vache au milieu de la route. Nous l’avons donc percutĂ©e de plein front. »


La vache a dĂ©guerpi, Koen s’est relevĂ© et a dĂ©cidĂ© de poursuivre son voyage Ă  pied. « Le motocycliste m’a proposĂ© de remonter derriĂšre lui, mais j’ai poliment refusé », raconte Koen. Le pantalon dĂ©chirĂ© et les mains douloureuses, Koen a quand mĂȘme fini par prendre des photos de la scĂšne de lessive sous le pont. Elles lui rappelleront toujours le jour oĂč il est entrĂ© en collision avec une vache. Et son merveilleux sĂ©jour au Ghana.

Et le pantalon ? « Je le porte toujours. De retour Ă  la maison, j’ai cousu des empiĂšcements sur les dĂ©chirures. Je l’ai emportĂ© dans presque tous les voyages que j’ai faits. Zanzibar, le Maroc, les Alpes... Il a traversĂ© beaucoup d’épreuves », explique Koen. « Il me rappelle tellement de souvenirs, amusants ou pas, que je ne m’en dĂ©barrasserai probablement jamais. »

Sabrina Dietz et la corneille affamée sur son sac de couchage

Âge : 29

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Équipement : sac de couchage

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État : usĂ©.

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Quelques trous et morceaux brĂ»lĂ©s Ă  cause de la proximitĂ© du feu de camp, mais toujours en Ă©tat d’utilisation

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Nombre de km parcourus avec l’équipement : environ une centaine de sorties en camping

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Meilleur souvenir avec l’équipement : la corneille qui s’est posĂ©e sur mon sac de couchage

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Mauvais souvenir avec l’équipement : une nuit de tempĂȘte sous la tente qui m’a empĂȘchĂ©e de fermer l’Ɠil

Il y a deux ans, l’amour a conduit Sabrina Dietz (29 ans), originaire d’Allemagne, jusqu’à Haacht, en Belgique. Mais la plus amusante de ses aventures s’est dĂ©roulĂ©e en NorvĂšge. « J’ai Ă©tudiĂ© l’écologie appliquĂ©e en NorvĂšge et j’ai vĂ©cu lĂ -bas en pleine nature, Ă  vingt kilomĂštres de la ville la plus proche. La nature y est fantastique. J’allais camper aussi souvent que possible. Seule, avec des amis ou avec mon compagnon belge que j’ai rencontrĂ© lĂ -bas. En NorvĂšge, le camping sauvage est toujours autorisĂ©. Il nous arrivait donc assez souvent de boucler nos sacs Ă  dos et d’aller en forĂȘt pour passer la nuit au milieu de nulle part. »

Mais c’est avec une amie que Sabrina a entrepris son aventure la plus inoubliable. « Le temps Ă©tait magnifique ce week-end-lĂ . Nous avons pris notre sac Ă  dos, des vĂȘtements chauds, un peu de nourriture et nous sommes parties. » Leur tente est restĂ©e Ă  la maison. « Nous gardions toujours un Ɠil sur les prĂ©visions mĂ©tĂ©orologiques. Et si une nuit chaude Ă©tait annoncĂ©e, nous dormions Ă  la belle Ă©toile. C’était toujours merveilleux. »

« J’ai senti quelque chose appuyer sur mon corps. Quand j’ai levĂ© les yeux, j’ai vu une corneille sur mon sac de couchage. »


Et ce fut aussi le cas cette fois-lĂ . « Nous avions trouvĂ© un endroit sympa oĂč nous nous Ă©tions installĂ©es pour la nuit. Nous avons fait un feu et mangĂ© ensemble. C’était une soirĂ©e agrĂ©able. » Au moment de se coucher, Sabrina et son amie ont dĂ©roulĂ© leurs sacs de couchage. « Le feu a continuĂ© Ă  brĂ»ler pendant un certain temps, mais le froid est ensuite tombĂ© trĂšs vite. La tempĂ©rature a chutĂ© si fortement la nuit qu’il est devenu difficile de dormir. Mes pieds sont restĂ©s froids toute la nuit. » À l’aube, Sabrina s’est rĂ©veillĂ©e. « Mon sac de couchage Ă©tait recouvert d’une fine couche de glace. Il faisait si froid que je ne voulais pas encore me lever. » Sabrina s’est alors rendormie. Quelques heures plus tard, elle a Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©e par une Ă©trange sensation. « J’ai senti quelque chose appuyer sur mon corps. Quand j’ai levĂ© les yeux, j’ai vu une corneille sur mon sac de couchage. Ça m’a foutu la trouille. »

La corneille s’agitait un peu de haut en bas. « On aurait dit qu’elle essayait de savoir si j’étais encore vivante. Peut-ĂȘtre espĂ©rait-elle faire de moi son prochain petit-dĂ©jeuner », dit Sabrina en riant. Elle est restĂ©e aussi immobile que possible et a apprĂ©ciĂ© la scĂšne. AprĂšs une minute tout au plus, c’était fini. « Je pense que la corneille a senti que je respirais encore. Soudain, elle s’est envolĂ©e. »

Et son amie ? Elle a dormi pendant toute l’aventure. « Quand elle s’est rĂ©veillĂ©e, je lui ai bien sĂ»r tout de suite tout racontĂ©. On en a bien ri. Cela restera Ă  jamais l’un de mes meilleurs souvenirs de mes nombreux sĂ©jours en camping sauvage. »

Linde Debbaut et ses chaussures brûlées

Âge : 26

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Équipement : chaussures de randonnĂ©e

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État : plus qu’usĂ©es

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Nombre de km parcourus avec l’équipement : difficile Ă  dire, mais Ă©normĂ©ment

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Meilleur souvenir avec l’équipement : de superbes randonnĂ©es en NorvĂšge, en Italie, en France, aux Pays-Bas


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Mauvais souvenir avec l’équipement : devoir continuer Ă  marcher sans semelles et avec des ampoules aux pieds aprĂšs de longues randonnĂ©es

« Les hauteurs ne sont pas ma tasse de thé », dĂ©clare Linde Debbaut (26 ans) d’Aarschot. Elle Ă©tait donc la seule dans la famille Ă  se montrer sceptique Ă  l'idĂ©e d'un aprĂšs-midi de canyoning lors d’un voyage en Italie. Mais elle a quand mĂȘme fini par les accompagner. « J’ai trouvĂ© ça agrĂ©able. Ce n’est que lorsque nous avons dĂ» descendre en rappel une paroi rocheuse que j’ai commencĂ© Ă  douter. Je n’avais plus qu’une pensĂ©e en tĂȘte : ‘Comment vais-je y arriver ?’ » Linde n’a donc pas trouvĂ© de meilleur moyen que de faire des mini-pas contre la paroi rocheuse, jusque tout en bas. « Ces rochers se trouvaient en plein soleil et Ă©taient bouillants. Y poser les pieds n’était Ă©videmment pas une bonne idĂ©e. Mais je n’ai pas osĂ© faire autrement. »

AprĂšs quelques heures de canyoning, la semelle des chaussures de Linde avait complĂštement fondu. « L’avant commençait aussi Ă  se dĂ©tacher. J’ai fini par les enlever pour parcourir la derniĂšre partie pieds nus. Heureusement, nous ne devions plus sauter d’aucune falaise, je devais juste marcher dans l’eau. »

« Les instructeurs se sont payé une bonne tranche de rire avec moi. »


Et qu’en ont pensĂ© les autres participants et les instructeurs ? « Ils se sont payĂ© une bonne tranche de rire avec moi », raconte Linde, qui reconnaĂźt elle-mĂȘme le comique de la situation. Elle a laissĂ© ses chaussures - ou ce qu’il en restait - en Italie. « J’en ai achetĂ© une nouvelle paire pendant ce voyage. Je les ai toujours. »

AprĂšs ce voyage, Linde ne s’est plus jamais risquĂ©e au canyoning. L’Italie reste cependant une destination favorite. « C’est un magnifique pays. Florence est ma ville prĂ©fĂ©rĂ©e. On y trouve de l’art et de la culture tout en Ă©tant proche des montagnes. Je suis partie en Erasmus en Italie. Lors de ce sĂ©jour, mon amour pour ce pays n’a fait que croĂźtre. Entre-temps, je parle aussi la langue. Cela aide beaucoup. DĂšs que vous parlez deux mots d’italien, les habitants sont cent fois plus sympathiques et vous portent aux nues », sourit Linde.

Depuis que le coronavirus la tient Ă©loignĂ©e de l’Italie, Linde s’aventure Ă  l’intĂ©rieur de nos terres pour ses aventures pĂ©destres. « J’ai une trĂšs longue liste de randonnĂ©es que je voudrais faire en Belgique. La randonnĂ©e des Ă©chelles Ă  Bouillon se trouve tout en haut de ma liste. L’objectif est de parcourir 1 500 kilomĂštres d’ici la fin de l’annĂ©e. »

Gilles Struyf et sa gourde toute bosselée

Âge : 23

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Équipement : gourde

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État : usĂ©e

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Nombre de km parcourus avec l’équipement : 15 pays  (Maroc, Écosse, Espagne, Italie, SlovĂ©nie, France, Allemagne, Danemark, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Irlande, Angleterre, Autriche et Suisse)

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Meilleur souvenir avec l’équipement : aprĂšs une terrible randonnĂ©e matinale dans l’obscuritĂ© et dans la neige, j’avais atteint le plus haut sommet d’Afrique du Nord : le mont Toubkal ! Et lĂ , le plaisir de se dĂ©saltĂ©rer tout en profitant de la vue sur le lever du soleil au-dessus du Haut Atlas et du Sahara occidental. 

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Mauvais souvenir avec l’équipement : lors de mon voyage en Italie et en SlovĂ©nie, j’ai failli perdre ma gourde Ă  l’aĂ©roport. 

Gilles Struyf (24 ans) a dĂ©jĂ  failli rater un vol parce qu’il voulait absolument retourner Ă  la voiture rĂ©cupĂ©rer sa gourde. C’est dire combien il y est attachĂ©. Il y a aussi tellement de souvenirs qui y sont liĂ©s. « J’ai achetĂ© cette gourde en 2018, lorsque je suis parti randonner seul en Écosse. Aucun de mes amis n’avait envie de partir en randonnĂ©e cet Ă©tĂ©-lĂ , j’y suis donc allĂ© seul. C’était ma premiĂšre vĂ©ritable aventure. Et c’était magnifique. La nature, les panoramas, je n’avais jamais rien vu de tel. »

Depuis ce premier voyage, Gilles a pris goĂ»t Ă  la randonnĂ©e. « Entre-temps, j’ai fait plusieurs voyages sympas. Avec ma sƓur et un ami, nous sommes allĂ©s marcher dans les Dolomites. Nous y avons fait une randonnĂ©e de treize jours en neuf jours. J’ai aussi effectuĂ© l’ascension du Toubkal, la plus haute montagne d’Afrique du Nord. »

« Je me souviens exactement de chaque moment oĂč une bosse s’est ajoutĂ©e Ă  ma gourde. »


Sa gourde l’a accompagnĂ© partout. « Elle est toute bosselĂ©e maintenant. Mais c’est justement ce qui la rend si spĂ©ciale », dĂ©clare Gilles. Car chaque bosse lui rappelle un moment particulier. « Je me souviens exactement de chaque moment oĂč une bosse s’est ajoutĂ©e Ă  ma gourde. » En Écosse, par exemple, ma gourde se trouvait dans une poche latĂ©rale de mon sac Ă  dos. Elle n’était pas bien fixĂ©e et est donc tombĂ©e sur un rocher quand je me suis penchĂ© pour rattacher mes lacets. Bam, premiĂšre bosse. »

Entre-temps, la gourde de Gilles est tellement abĂźmĂ©e qu’un ami a voulu lui en offrir une toute neuve pour son anniversaire. « Mais j’ai refusĂ©. Je veux garder la mienne. Je l’utilise tous les jours et l’emmĂšne mĂȘme au travail. Elle me rappelle chaque jour les merveilleux voyages que j’ai dĂ©jĂ  entrepris. »

Et elle fait rĂȘver Gilles aux aventures qui l’attendent encore. « Cet Ă©tĂ©, j’aimerais parcourir le cĂ©lĂšbre sentier de la voie royale ou Kungsleden en SuĂšde. Ou effectuer le Tour du Mont Blanc en France. » Des vacances Ă  vĂ©lo avec des amis figurent Ă©galement sur sa liste de souhaits. Du moment que c’est dans la nature, tout est bon pour Gilles. « J’aime ĂȘtre en pleine nature. Profiter de la vue et dĂ©couvrir de nouveaux paysages. Seul ou avec quelques amis. » Randonner des jours entiers en ne croisant pratiquement personne sur son parcours, c’est autre chose que d’aller s’allonger sur les plages d’Ibiza. Gilles et sa gourde prĂ©fĂšrent Ă©viter ce dernier type de voyage. « Je prĂ©fĂšre les voyages plus rudes. Je veux admirer la nature en la parcourant Ă  pied. En l’affrontant par moi-mĂȘme, quel que soit le temps. »

Return your gear : que pouvez-vous nous retourner ?

Vous avez envie d’acheter une nouvelle tenue d’extĂ©rieur ou une nouvelle paire de chaussures de randonnĂ©e, mais vous ne voulez pas contribuer aux dĂ©chets de demain ? Nous non plus ! GrĂące Ă  la recycle box dans nos magasins, vos vĂȘtements et chaussures peuvent encore servir, mĂȘme s’ils sont dĂ©chirĂ©s, trouĂ©s ou tachĂ©s !

N’hĂ©sitez pas Ă  y dĂ©poser (dans un sac ou une boĂźte fermĂ©s) :

  • VĂȘtements et accessoires vestimentaires
  • Chaussures (par paire)
  • Textiles mĂ©nagers (serviettes, linge de table, couvertures, draps...)
  • Sacs Ă  main
  • Ceintures

Faites plaisir Ă  la ressourcerie locale :

  • Sacs de couchage
  • Tentes
  • Sacs Ă  dos
  • Bottes de ski ou de snowboard et patins Ă  glace
  • Coussins
  • Chutes de tissu ou coupons

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