5 leçons de la vie sauvage dans les grands espaces

Passer plus de sept ans dans la jungle néo-zélandaise. Pour bon nombre d'amoureux du grand air, c'est là un rêve inaccessible, mais Miriam Lancewood et son conjoint Peter ont pourtant décidé de s'y risquer. Sept ans plus tard, le rêve n'est pas encore terminé, mais elle peut d'ores et déjà tirer quelques leçons de leurs expériences.

Miriam Lancewood : l'amazone de la forêt vierge

Miriam et Peter se sont rencontrés en Inde. Leur relation est vite devenue une évidence, et ils ont atterri en Nouvelle-Zélande après un voyage en Asie. Au bout d'un an de travail, ils ont su ce qu'il leur restait à faire : s'éloigner de tout ce qui les reliait à notre monde moderne et s'enfoncer dans la nature sauvage et magnifique.

 

Une décision qui a amorcé un processus d'essais et d’erreurs, surtout au début. Mais sept ans plus tard, Miriam ne voudrait plus rien changer à leur manière de vivre. Ce que la jungle leur a appris ? Que ce ne sont pas nos projets d'avenir, mais notre instinct qui prime.

1. Il y a une solution à tout

Un problème qui survient en pleine nature peut rapidement sembler insurmontable. « Dans la jungle, il faut savoir se montrer créatif », admet Miriam.

 

On n'y trouve par exemple pas de shampooing antipelliculaire, de sorte que Miriam a cherché une autre solution : laisser poser sa propre urine dans les cheveux pendant une demi-heure. Si la technique est peu ragoûtante, elle semble par contre efficace !

2. L'argent est une notion relative

Beaucoup de gens se demandent comment Miriam et Peter s'en sortent. Parce que voyager comme ils le font, ça coûte une fortune, tout de même ?

 

« Je dois admettre qu'avant, je n'aurais jamais cru pouvoir survivre sans travailler », nous dit Miriam. « Mais quand j'ai dit ça à Peter, il a balayé ma remarque d'un rire. Et il a eu cette réponse laconique : ' Il suffit de ne pas dépenser trop d’argent '. Et cela fait quand même sept ans qu'on tient. »

 

« Nous dépensons en moyenne 35 euros par semaine. Cet argent sert principalement à acheter des produits de base, comme le riz et la farine. Nous attrapons nous-mêmes notre viande et notre poisson. Et comme les vêtements coûtent deux fois rien en Nouvelle-Zélande, nous pouvons vivre tranquillement des intérêts de nos économies. »

3. L'hygiène reste d'actualité

Quand on voyage d'un endroit à l'autre sans accès à l'eau courante, il peut être tentant de se laisser aller. Ce n'est pas le cas de Miriam et Peter. « Je range ma tente comme bon me semble, je nettoie mes poêles et mes casseroles avec du sable, et je me lave aussi souvent que je le veux. »

 

« J’ai aussi l’impression que ceux qui vivent dehors transpirent beaucoup moins et n’ont pas de problèmes de transpiration malodorante. La seule chose qui me dérange parfois, ce sont mes mains toutes noires après avoir fait du feu, et aussi mes cheveux qui sentent la fumée », déclare Miriam.  

4. Une autre forme de stress

Il n'y a évidemment pas de réseau dans la jungle néo-zélandaise, de sorte que Miriam et Peter n'ont ni ordinateur ni smartphone pour les relier au monde extérieur. Ce qui, à en croire le couple, présente certains avantages.

 

Ils ne ressentent ainsi pas la pression des médias sociaux qui exigent une attention permanente. « Toutes ces lumières, tous ces bips, ça me rendrait folle, » avoue Miriam. Mais ils éprouvent cependant un stress de nature différente. À l'approche d'un gros orage, par exemple. La différence, c'est que ce sentiment-là est nettement moins omniprésent. 

5. Chaque environnement est source de changement

Miriam nous explique que Peter et elle ne restent pas toujours au même endroit. « On voyage comme des nomades. Parfois, on s’installe dans les montagnes, quelques mois plus tard, au cœur de la jungle, puis au bord de la mer. »

 

« Je ne suis pas du tout la même personne quand je voyage dans les montagnes que lorsque je m’installe quelque temps dans la jungle. Les montagnes me rendent minuscule et insignifiante. Dans le monde des hommes, je me sens plus grande. »

 

S'il y a un désavantage à toutes leurs aventures, ce serait d'après Miriam que l'émerveillement s'émousse. « Au bout de quelques mois, on s'habitue même au plus bel endroit du monde », reconnaît-elle. Ce qui ne les empêche évidemment pas de partir sans cesse à la découverte de nouveaux lieux.

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