8 conseils pour profiter davantage de l’automne

Les jours raccourcissent et les arbres perdent leurs feuilles, mais pourquoi regretteriez-vous l’été ? L’automne est le moment idéal pour sortir : c’est la saison où il y a mille et une choses à faire dans la nature ! Sortez et découvrez les charmes de l’automne dans votre propre pays !


1. Un safari dans le pays

Sangliers, cerfs, renards, blaireaux, castors, loups, chats sauvages et lynx : tous vivent dans les coins les plus sauvages du pays. Certains animaux, comme l’insaisissable lynx, sont presque introuvables. Vous pourrez par contre en admirer d’autres moyennant une bonne préparation et un peu de chance.

Renard (Vulpes vulpes)

  • Quand ? Au crépuscule ou à l’aube.
  • Où ? Dans toutes les Ardennes, mais certainement dans la région de Saint-Hubert.
  • Traces. L’empreinte d’un renard ressemble un peu à celle d’un chien, mais les coussinets du milieu sont plus petits et les empreintes des ongles plus profondes. L’empreinte d’un renard est également plus fine. Sur son territoire, le renard laisse souvent ses excréments sur une pierre, une touffe d’herbe ou tout autre élément saillant. En chipotant avec un bâton, vous pourrez apprendre des choses sur son régime alimentaire. Mais ne touchez jamais les excréments avec la main directement ! Ils peuvent en effet contenir des œufs de ténia.
  • L’astuce du pro. Au crépuscule, éclairez brièvement les champs à la lampe de poche, mais ne vous arrêtez pas à un endroit précis.

Cerf commun (Cervus elaphus)

  • Quand ? Au crépuscule ou à l’aube.
  • Brame. Au début de l’automne, jusqu’à la mi-octobre, on peut entendre le brame des cerfs. Ils tentent ainsi de séduire les femelles. À certains égards, cela peut évoquer une scène de Jurassic Park !
  • L’astuce du pro. Les sens du cerf sont très développés. Évitez le parfum ou le tabac et portez des vêtements silencieux. Et surtout, éteignez votre téléphone portable. Un simple bip au moment fatidique ruinerait toutes vos chances.

Sanglier (Sus scrofa)

  • Quand ? Au crépuscule ou la nuit.
  • Traces. Ces animaux aiment fourrager dans la terre. Ils prennent aussi régulièrement un bain de boue avant de se frotter contre un arbre.
  • L’astuce du pro. Les sangliers sentent et entendent l’être humain de loin. Attendre tranquillement et patiemment tout près des traces augmentera vos chances. Vous pouvez aussi emmener Obélix, bien sûr.

Vous avez enfin pu apercevoir l’un de ces magnifiques animaux dans la nature ? Suivez ces conseils pratiques pour immortaliser cette rencontre unique.


2. Observation des castors pour les débutants

Petits yeux de fouine, grandes incisives de rongeurs, pattes palmées et queue plate et écailleuse typique : lorsqu’on a déjà vu un castor, on n’hésite plus un instant. Il vous faudra néanmoins beaucoup de chance, car ces « charpentiers du règne animal » sont principalement actifs la nuit. Cependant, ils s’aventurent parfois prudemment hors de leur hutte à l’aube et au crépuscule. Restez sur vos gardes !

  • Rivières, ruisseaux, lacs et étangs bordés d’arbres constituent l’habitat favori du castor, à condition que l’eau ne s’assèche pas complètement en été et ne gèle pas entièrement en hiver. La forêt est leur biotope préféré, mais on les retrouve aussi dans des zones agricoles et même dans les centres-villes.
  • Gardez l’œil ouvert et repérez les branches nues, les arbres rongés et les barrages de branches et de terre : ce sont des signes évidents qu’un castor vit dans les parages.
  • Notez également les petits tas de boue, de feuilles et de brindilles présentant une odeur forte : ce sont les marquages olfactifs laissés par les castors près de leur territoire, le long des berges et des barrages. Ce parfum particulier est le castoréum, une sécrétion résineuse que l’animal utilise également pour graisser son pelage.
  • La hutte d’un castor ressemble à un gros tas de branches, de brindilles et de boue, installée comme une île dans l’eau ou sur la rive. À l’intérieur, il y a un enchevêtrement de couloirs et d’étages qui mènent au nid.
  • Vous voyez un museau qui dépasse de l’eau ? Les yeux, les oreilles et les narines du castor sont alignés : pratique pour regarder, sentir et entendre tout en nageant, sans être remarqué.

BON À SAVOIR

  • Les castors construisent des barrages dans les rivières et les ruisseaux pour faire monter le niveau de l’eau. De cette façon, l’entrée de leur hutte est submergée, pour davantage de sécurité.
  • Lorsqu’ils plongent sous l’eau, leurs oreilles et leur nez sont fermés par des valves. Cela empêche l’eau d’y entrer lorsqu’ils rongent un tronc d’arbre.
  • Le cæcum du castor contient des bactéries spécifiques qui l’aident à digérer les énormes quantités d’écorce et de brindilles qu’il ingurgite chaque jour.
  • Avec sa queue plate, le castor frappe la surface de l’eau pour avertir ses congénères et chasser les intrus.
  • La plus grande hutte de castors au monde se trouve dans le parc national canadien Wood Buffalo et mesure environ 800 mètres de long ? Elle est même visible de l’espace !

De plus en plus d’animaux sauvages qui avaient disparu de nos contrées sont de retour : pensez au castor, au loup et au lynx. C’est grâce au rewilding, au retour à la vie sauvage, que la faune sauvage se réinstalle en Europe.


3. Reconnaissance des hiboux

Si vous pensez que les hiboux chassent uniquement la nuit, vous risquez de passer à côté de belles occasions ! Saviez-vous que la couleur de leurs yeux vous indique quand ils préfèrent voler ? Les endroits où l’on peut repérer les espèces les plus communes sont également très divers. Lequel préférez-vous ?

La chouette effraie

©Natuurpunt

  • Apparence : blanche, tête en forme de cœur, yeux noirs
  • Biorythme : chasse uniquement la nuit
  • Cri : un cri fort et strident, éraillé ou chuinté
  • Habitat : tours (clochers) et vieilles granges, champs et prés
  • Autre détail : la chouette effraie n’aime pas la neige ni le gel

La chouette chevêche

©Natuurpunt

  • Apparence : marron moucheté de blanc, sourcils blancs et yeux jaune vif
  • Biorythme : apprécie le vol en plein jour
  • Cri : un « wiou-wiou » strident et chuintant
  • Habitat : petites granges ou prairies avec beaucoup de poteaux ou de saules têtards
  • Autre détail : la chouette chevêche est la plus petite chouette de nos régions

La chouette hulotte

©Natuurpunt

  • Apparence : brune, tête ronde et yeux noirs
  • Biorythme : véritable oiseau nocturne
  • Cri : « hou » prolongé, avec de temps à autre un « hou hou hou » vibrant
  • Habitat : bois de feuillus et mixtes et parcs urbains
  • Autre détail : un couple de chouettes hulottes n’abandonne jamais son lieu de reproduction

Le grand-duc

©Natuurpunt

  • Apparence : tête jaune-brun avec aigrettes et yeux orange
  • Biorythme : préfère le crépuscule
  • Cri : « hou-hou » typique
  • Habitat : rochers, bois et plaines
  • Autre détail : le grand-duc est l’un des plus grands hiboux au monde

Le hibou moyen-duc

©Natuurpunt

  • Apparence : tête gris-brun avec aigrettes proéminentes et yeux orange vif
  • Biorythme : chasse principalement au crépuscule
  • Cri : un « hou » très doux
  • Habitat : bois de saules, forêts de conifères et espaces ouverts
  • Autre détail : oiseau très discret que l’on voit et entend à peine

Vous voulez apprendre à reconnaître d’autres oiseaux indigènes ? Grâce à ces conseils pratiques et dessins, vous pouvez facilement repérer les oiseaux forestiers les plus communs dans nos régions.


4. La migration des grues

Un vol de grues vous évoque peut-être spontanément des contrées asiatiques lointaines, mais vous pouvez aussi observer ces élégants oiseaux en Europe. En automne, les grues quittent en masse leur résidence d’été dans le Grand Nord et survolent nos régions pour passer l’hiver dans des contrées plus chaudes. Vous ne voulez pas manquer la migration des grues ? Restez sur vos gardes, car en quelques jours le spectacle est terminé !


BON À SAVOIR

  • De fin octobre à début novembre, vous pouvez observer la migration des grues par milliers à l'est de la Belgique, au Luxembourg et à travers la France. Elles s’arrêtent ci et là pour reprendre leur souffle, car elles parcourent au total plus de 4 000 km !
  • Les grues que vous apercevez chez nous suivent chaque année le même itinéraire de migration ? Du nord de l’Allemagne (Rügen et Diepholz) au lac du Der (à l’est de Paris) et de là au sud de la France (Arjuzanx) et plus loin en Espagne (Extremadura).
  • Les grues sont immédiatement reconnaissables à leur plumage bleu-gris, leur silhouette élancée, leur long cou tendu et leurs pattes d'échassier. Comme les oies, elles volent en V et émettent un cri bruyant de trompettes lorsqu'elles survolent la région.

CONSEIL : vous voulez observer les grues pendant l’une de leurs pauses ? Partez à la recherche de zones complètement entourées d’eau le long de leur parcours. Elles pourront en effet s’y reposer en toute sécurité sans craindre une attaque de renard ou de tout autre prédateur.


Avec de bonnes jumelles, vous pouvez examiner ces animaux impressionnants de beaucoup plus près. Nous vous aidons à choisir le bon modèle pour observer les oiseaux.


5. La cueillette sauvage pour les nuls

Les mauvaises herbes, un fléau ? Détrompez-vous ! En vous adonnant régulièrement à la cueillette sauvage, vous vous rapprocherez vraiment de la nature. Et si vous savez où chercher, vous trouverez, en pleine campagne, tous les ingrédients pour un plat 5 étoiles. Par où commencer ?

Où ?

La plupart des variétés de plantes comestibles se trouvent à la convergence des bois et des landes ou en bordure de chemin, sur les accotements et le long des haies.

Quoi ?

Commencez par des espèces faciles à trouver et reconnaissables : 

  • Trèfle des près : utilisez les pétales sucrés pour agrémenter une salade ou décorer votre boisson ou sucez-en simplement le nectar sucré. Un régal !
  • Lamier blanc : les fleurs blanches se mangent telles quelles, tandis que la plante est idéale pour les soupes ou les salades. Contrairement à l’ortie, le lamier peut être cueilli sans risque d’irritation.
  • Plantain lancéolé : les jeunes feuilles sont délicieuses dans un pot-au-feu ou une omelette, mais vous pouvez aussi les manger crues. Vous souffrez de toux sèche ? Faites une infusion de plantain !
  • Égopode podagraire : facile à reconnaître grâce à ses sept folioles, cette plante peut être utilisée dans une soupe ou préparée comme des épinards. Elle pousse même parfois dans les jardins !

Comment ?

Ne mangez jamais une plante sans avoir la certitude qu’elle est comestible. Avec un guide de cueillette sauvage détaillé à portée de main, vous pouvez vérifier si l’herbe en question n’est pas toxique à la consommation. En cas de problème, contactez immédiatement le Centre antipoisons au 8002-5500, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.


6. Sur les routes du vin

Vous voulez allier l’utile (activité sportive) à l’agréable (pause culinaire) ? Au cours de ces randonnées à pied ou à vélo, vous pourrez admirer les plus beaux endroits naturels puis profiter d’une agréable dégustation de vin dans un château local ou siroter un rosé bien frais en terrasse. Santé !

Kelsbaach Trail dans la Moselle luxembourgeoise

  • Distance : 6,2 km
  • Départ : Rue Pietert à Grevenmacher

Promenez-vous dans les vignobles, sur des chemins bimillénaires, et percez tous les secrets de la nature protégée, de la viticulture et de l’histoire de la région, au fil de vestiges miniers et de panoramas pittoresques.

 

La route des vins de Bourgogne de Beaune à Santenay

  • Distance : 22 km
  • Départ : Beaune

Une promenade à vélo le long de petites routes et de villages pittoresques où les vignes s’étendent à perte de vue, depuis le pied de l’église. Le long du chemin, vous pourrez voir les vendangeurs et les viticulteurs au travail et faire une pause autour d’un verre de pinot noir ou de chardonnay dans l’un des cafés ou restaurants typiques.

 

ViaRhôna dans la région du Rhône, en France

  • Distance : 815 km
  • Départ : Lac Léman

Les amateurs de vin ambitieux s’aventureront sans crainte sur ce chemin de grande randonnée qui relie le lac Léman aux plages de la Méditerranée en passant par les vignobles des Côtes-du-rhône. Ouverte en 2015, la ViaRhôna est en grande partie plate ou légèrement pentue, ce qui la rend idéale pour une balade relaxante à vélo, quel que soit votre niveau.


7. Camping sauvage

Le camping sauvage est officiellement interdit au Luxembourg, mais il est généralement permis de « bivouaquer » ou de passer une nuit loin des villes et des zones touristiques très fréquentées. Si vous avez l’autorisation des propriétaires, vous pouvez planter un maximum de deux tentes pour la nuit sur une propriété privée. Pas de propriétaire en vue ? Alors, soyez aussi discret que possible pour ne pas attirer l’attention. Si on vous surprend, il ne vous restera qu'à arborer votre plus beau sourire pour éviter une amende…

Quelques règles tacites pour les adeptes du camping sauvage :

  • Demandez toujours l’autorisation au propriétaire avant de pénétrer sur un terrain privé.
  • Ne faites du feu qu’après avoir correctement délimité la zone et éteignez-le soigneusement avant d’aller dormir. Dans ce cas également, demandez d’abord la permission si vous campez sur une propriété privée.
  • Grosse commission ? Creusez un trou dans le sol et recouvrez-le ensuite de terre. Enterrez de préférence aussi le papier toilette ou, mieux encore, brûlez-le.
  • Pendant votre séjour, respectez le calme, l’environnement et les autres campeurs. N’abandonnez pas de déchets et ne laissez aucune autre trace de votre passage dans la nature.

8. À vélo sur les voies lentes

Vous souhaitez explorer votre propre région à vélo sans devoir avoir des yeux dans le dos et zigzaguer entre les voitures ? Empruntez ces chemins séculaires qui vous emmèneront au cœur de la nature et au fil de l’eau et vous permettront de profiter du calme et de l’insouciance. Au Luxembourg et en France, ces chemins font souvent partie du vaste réseau de « Voies Vertes ».

Balade à vélo le long de chemins de halage

 

  • À l’origine, il s’agissait d’un chemin longeant un canal ou une rivière qui permettait de haler les bateaux en cas de vent fort ou pour remonter le courant.
  • Aujourd’hui, les chemins de halage sont principalement utilisés comme voies de service pour l’entretien des voies navigables, berges et ponts.
  • Ils font souvent partie de la voie publique et sont réservés aux cyclistes, joggeurs, marcheurs et patineurs. La vitesse y est limitée à 30 km/h.

 

Balade à vélo le long de lignes ferroviaires

 

  • Avec l’essor de l’automobile au XXe siècle, de plus en plus de lignes ferroviaires régionales sont tombées en désuétude. Ces voies traversent souvent des paysages pittoresques et une nature sauvage et vous mènent à des gares désaffectées, châteaux et petites églises.
  • Les rails et billes de chemin de fer ont fait place à l’asphalte, mais le long du parcours, on trouve souvent des vestiges du passé : vieilles maisons de garde-barrières, mâts de signalisation, barrières et wagons rouillés émaillent le paysage.
  • Les anciennes lignes de chemin de fer ne connaissent pas de fortes déclivités, suivent un parcours isolé et ne traversent que sporadiquement des routes pour automobiles. Des itinéraires qui raviront les cyclistes récréatifs !

Mais il y a aussi beaucoup de choses à découvrir dans votre propre région à l’automne ! Suivez ces conseils pratiques si vous voulez attirer un maximum de visiteurs dans votre jardin.

À l’automne, nous ne sommes pas à l’abri d’un orage ou d’une averse. Restez au sec avec les vestes imperméables préférées de notre expert Outdoor.

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